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mercredi 28 mai 2008

Polycultures: le plus grand élevage bovin français


Ah ! La verdure ! Les pâturages et les bœufs ! La nouvelle Zélande !!!
Euh…. pas tout à fait (lol) mais on s’y croirait ! :D

Il s’agit de Polycultures, le plus grand élevage bovin français, situé sur le plateau de Taravao, à la presqu’île de Tahiti. Oui, j’ai bien dit « le plus grand élevage bovin français » de par la taille de l’exploitation (315 hectares) et son cheptel (900 bovins dont 300 vaches laitières) !
La Polynésie française peut donc être fière ! Je mets tout particulièrement un point d’honneur à vous présenter cette exploitation qui nous a accueillis quelques jours pour nos TP (travaux pratiques) en production animale et épidémio-pathologie.

On y élève 2 grandes races essentiellement :
- la race laitière Prim’Holstein, caractérisée par sa grande taille et une robe noire et blanche (cf photo du haut)
- et la race à viande Blonde d’Aquitaine, caractérisée par une robe couleur froment et un train arrière assez développé (devinez pourquoi ? Le steak !!!)



La production laitière


Les vaches laitières sont regroupées par lots en fonction de leur capacité à produire du lait. Une vache peut donner 15 à 30 litres de lait à la traite. On réalise deux traites par jour, ce qui donne une production journalière de 1300 à 1500 litres de lait.


« Le lait est ensuite stocké dans une grande cuve à 4°C en attendant son transport à la Laiterie Sachet où il sera pasteurisé à 60°C et mis en boîte », nous explique Yannick, l’un des responsables de la ferme.





Et bien entendu, un bon conseiller agricole ne saurait quitter la ferme sans avoir goutté au lait !!! :D
Un peu gras mais excellent car sans le goût de la boîte !!! Pourquoi ne pas le conditionner dans des bouteilles en verre et faire recycler les bouteilles ? Le lait serait meilleur et plus écologique, mais pas pour autant moins cher, car le recyclage coûte de l’argent.

jeudi 28 février 2008

Visite de la Charcuterie du Pacifique

La suite de notre visite…

Après l’abattoir de Papara, direction la Charcuterie du Pacifique, située à Mahina, pK 11,5 où nous sommes attendus à 11h.


En arrivant, quelle surprise ! Celui qui est chargé de nous faire la visite n’est autre que Sacha, un ancien camarade de classe de terminale. Je ne l’avais pas du tout reconnu et me demandais pourquoi il me souriait et me parlait comme si on se connaissait. Eh oui, cela faisait bien quinze ans que je ne l’avais pas revu ! Drôle de se revoir après tant d’années ! J’avais gardé de lui, l’image d’un jeune homme dynamique, sportif, vêtu d’un simple débardeur et d’un short car jouant souvent au basket. Puis là, je le revois habillé en chemise, pantalon, avec quelques rides en plus et des cheveux en moins. Monsieur est devenu « Responsable Qualité » de l’entreprise ! Bravo !

Comme pour l’abattoir de Papara, les mesures strictes d’hygiène nous imposent le port de blouses, bonnets et bottes. Ainsi revêtus tels des chirurgiens, nous partons à la découverte des différentes activités de la charcuterie.




Pour terminer, une petite dégustation de produits : jambons, saucissons, terrine de saumon… ! Ça tombait bien pour la pause déjeuner ! :D Malheureusement, pas de photos : mon appareil était plein de buée en sortant des lieux réfrigérés (contraste chaud froid) !

En tout cas, une visite très intéressante ! Un grand merci à Sacha et au personnel de la Charcuterie du Pacifique pour leur accueil chaleureux ! Souhaitant leur une bonne continuation !

lundi 18 février 2008

Visite de l'Abattoir de Papara

Hello ! I’m back :o)
Je vous ai manqué ? ……. mouais…

Grosse fatigue en ce moment. Stage, rapport de stage, exams du 1er semestre puis reprise des cours avec biologie animale, épidémio-pathologie, entomologie, agrobiologie, agronomie, biologie végétale. Un programme chargé, sans compter les devoirs à rendre pour les profs et le boulot parfois après les cours… Chuis naz !!!

Aujourd’hui, visite sur le terrain de la filière porcine.

Lever à 5h30 du matin. Départ 7h en direction de l’Abattoir de Papara. Arrivée sur Papara vers 8h. Nous nous revêtons de la tenue obligatoire pour la visite : blouse, bonnet et bottes. Après trempage des bottes dans un bain désinfectant, nous entrons dans la salle de découpe des carcasses. Le circuit de la visite doit se faire de la zone la plus propre vers la plus sale et non l’inverse afin de ne pas amener les bactéries et maladies de la zone la plus sale vers la plus propre. C’est pourquoi nous remontons la chaîne à l’envers.

Pesée et mesure de l’épaisseur du Gras (EG) et du muscle (EM) sur une carcasse de porc. En effet, ces critères entrent dans la classification de la viande.

Étiquetage et vérification visuelle des carcasses : anomalies, abcès, ganglions enflés…

Découpe de la carcasse en deux à la hache ! Bras musclés exigés !!!

Récupération des abats, nettoyage et cuisson.

Trempage dans l’eau chaude quelques minutes pour ramollir la couenne et passage à la machine et au brûleur pour retirer les poils.

Passage d’un courant électrique pour étourdir la bête. Empoignade, aspiration et récupération du sang pour la fabrication du boudin.

Ensuite, visite des enclos où les animaux sont stockés la veille de l’abattage et mis à jeun. De l’eau uniquement leur est distribuée.
L’Abattoir de Papara dispose d’un camion pour récupérer les animaux directement chez l’éleveur.

Au final, 68F / kg de carcasse de porc est facturé aux charcuteries. Un porc charcutier, en fonction de sa catégorie, peut se vendre entre 35 000 XPF à 40 000 XPF.

à suivre…

dimanche 3 février 2008

50 millions de réfugiés climatiques d'ici 2010...

Selon une étude publiée le 11 octobre 2005 par les Nations Unies, 50 millions de personnes pourraient devenir des « réfugiés climatiques » d’ici 2010.
Les populations touchées par la montée du niveau des mers, la désertification, les canicules ou les inondations seront en effet, selon toute vraisemblance, obligées de quitter leurs régions d’origine, dès lors que les conditions environnementales seront devenues invivables. Le chiffre de 50 millions est justifié, selon Janos Bogardi, le directeur de l’Institut universitaire des Nations Unies pour l’Environnement et la Sécurité Humaine, par « des craintes bien fondées selon lesquelles les populations fuyant des conditions environnementales invivables pourraient croître de façon exponentielle au cours des prochaines années, alors que la planète subit des effets du changement climatique et d’autres phénomènes comme la désertification », a-t-il déclaré dans un communiqué. Le phénomène a, quoiqu’il en soit, commencé, puisque 20 millions de personnes, selon les chiffres de l’ONU, ont déjà été déplacées pour ces raisons.

Tuvalu, un archipel constitué de 9 atolls coralliens, fournit le premier exemple de ce phénomène. L’archipel est en effet voué à disparaître sous les eaux et ses 11 600 habitants seront les premiers « réfugiés » pour cause de changement climatique.


Envoyé par SpeedySpod

Tuvalu, menacé de disparaître à cause du réchauffement climatique


Parmi les zones géographiques à haut risque, l’étude des Nations Unies mentionne l’avancée de plus de 10 000 km2 par an du désert de Gobi en Chine, menaçant de nombreux villages, l’érosion accélérée des sols cultivables en Turquie, la salinisation de la moitié des terres arables irriguées en Égypte et la hausse du niveau des océans dans le Pacifique.

Source : novethic.fr

En Polynésie française, les effets du réchauffement climatique toucheraient en particulier nos régions les plus basses, à savoir les atolls de l’archipel des Tuamotu-Gambier avec ses 17 000 habitants environ. En cas d’inondations, quelles îles seraient susceptibles d’accueillir une telle population, et de quoi vivra-t-elle ? Ce sont des problématiques auxquelles nous devrons faire face dans un proche avenir, alors que 18 000 Polynésiens vivent d’ores et déjà en dessous du seuil de pauvreté…

lundi 28 janvier 2008

Carton rouge pour le parti orange !

Hi hi ! Historique en Polynésie ! Le nouveau parti de Gaston Tong Sang, To Tatou Ai’a, créé il y a à peine deux mois, a détrôné les deux grands partis mythiques au premier tour des Élections territoriales d’hier ! C’était un résultat qui était à prévoir, vu le mécontentement et la lassitude de beaucoup de Polynésiens à l’égard de la vie politique ces dernières années. Cela démontre une volonté forte de changement, et surtout le souhait d’une stabilité politique pour le Pays afin de construire la Polynésie de demain.
Serions-nous à l’aube d’une ère nouvelle ? Je le souhaite en tout cas ! J’ai confiance !

jeudi 17 janvier 2008

Prix Montgolfier 2007


Le « Prix Montgolfier 2007 » a été remis pour la première fois à un entrepreneur polynésien, Olivier Touboul du Laboratoire de Cosmétologie du Pacifique Sud !
Cette distinction nationale vient récompenser les efforts de plusieurs années de travail dans le domaine de la valorisation des ressources naturelles polynésiennes, et de la production des matières premières destinées à la cosmétique. En effet, depuis 1992, le laboratoire fabrique, sous contrôle pharmaceutique, des huiles végétales (Monoï de Tahiti, Huile vierge de Tamanu, Huile de Vanille…), des extraits naturels (Extrait de Tiare, Extrait de vanille…) puis les distribue par son propre réseau d’agents dans la région Asie-Pacifique. La commercialisation sur les autres continents s’organise au travers de la filiale métropolitaine PACIFIQUE SUD COSMÉTIQUE. Et depuis mars 2007, l’entreprise est certifiée aux normes qualité ISO 9001.
« Que cet exemple d’entreprenariat ouvre la voie à d’autres bâtisseurs qui représentent le dynamisme de la Polynésie », s’est exclamé le vice-président de la CCISM de Polynésie française qui espère que cette distinction va motiver d’autres responsables de société à s’impliquer davantage dans l’export.
Un marché très porteur qu’est celui de la cosmétique si l’on juge le chiffre d’affaires de l’entreprise, de l’ordre de 180 millions XPF, qui a doublé en deux ans !
À l’image d’Olivier, parmi les lauréats de la Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale, figurent des entrepreneurs de renom, comme Yves Rocher, Jacques Maillot (fondateur de Nouvelles Frontières) ou encore Annette Roux (Pdg de Bénéteau).

Bravo Olivier !

Source : TAHITI PRESSE

lundi 7 janvier 2008

Durions en saison


Le durion ou durian, appelé « King fruit » (le fruit du roi) en Asie du sud-est, d’où il est originaire, est un fruit de luxe très prisé par les Asiatiques. Au XVIIIe siècle, il a longtemps été réservé à l’empereur de Chine, car on pensait qu’il avait des propriétés qui assuraient la longévité et la puissance masculine. L’ancêtre du viagra en quelque sorte. (J’ignore si ces dires ont été vérifiés scientifiquement). C’est un fruit extrêmement nutritif, cultivé en Polynésie par quelques rares connaisseurs.
Le fruit arrivé à maturité s’ouvre en 5 valves contenant chacune jusqu’à 5 graines noyées dans une pulpe blanche ou jaune, onctueuse comme de la crème, d’une saveur subtile et d’une odeur puissante d’ail ou d’oignon sucré.





Le fruit se vend entre 1 000 et 2 000 XPF en fonction de la taille, de la qualité et de l’espèce.
Si vous avez envie d’y goûter, il est actuellement en vente sur le marché de Papeete, le dimanche, très tôt le matin.
Pour vous donner une idée, certains le comparent aux saveurs subtiles du camembert avec des nuances d’ail, d’oignon et d’ananas, mais attention, l’odeur est très forte ! Comme pour le bon vieux fromage français, soit on est fan, soit on n’aime pas du tout. Moi, je vous le dis, c’est un goût qui s’acquiert progressivement.


Une branche sous le poids des durions.


L’arbre, appelé aussi durion, peut atteindre 25m de haut et porte ses fruits dès sa quatrième ou cinquième année.



A cause de son odeur forte alliacée, le fruit est interdit dans certains établissements comme les hôtels, les métros, les aéroports et les transports en commun du sud-est asiatique.

lundi 19 novembre 2007

Visites d'exploitations agricoles - Utia AIVANAA

Chef d’exploitation : Utia AIVANAA, 66 ans
Cultures : maraîchères
Lieux de vente : marché, petits magasins
Surface d’exploitation : 4,3 ha
Situation géographique : Taravao

dimanche 18 novembre 2007

Visites d'exploitations agricoles - Nelson WAN KAM

Chef d’exploitation : Nelson WAN KAM, 34 ans
Cultures : courgette, concombre, chou, navet, haricot, aubergine, pota vert...
Lieux de vente : CARREFOUR, CHAMPION, petits magasins, stand personnel
Surface d’exploitation : 10 ha
Situation géographique : Taravao

vendredi 2 novembre 2007

Visites d'exploitations agricoles - Jacky YUN

Chef d’exploitation : Jacky YUN, 18 ans
Cultures : maraîchères
Surface d’exploitation : 5,5 ha
Situation géographique : Papara


Eh oui, 18 ans et déjà chef d’exploitation !!!

Visites d'exploitations agricoles - Frédéric YUAN

Frédéric YUAN, la troisième exploitation agricole visitée.

Chef d’exploitation : Frédéric YUAN
Cultures : salade minetto, chêne, corail, oignon vert, persil, pota vert...
Surface d’exploitation : 9 000 m2 (je crois)
Situation géographique : Papara













Visites d'exploitations agricoles - Hortiplus

Hortiplus, la seconde exploitation que nous avons visitée :

Responsable d’exploitation : Marc
Cultures : tomate, concombre sous serre
Surface d’exploitation : petites unités totalisant 25 000 m2
Situation géographique : Papara

Tout commence par la préparation des semis en pépinière


La vermiculite, un excellent substrat de culture. C’est un minéral naturel, léger, aseptique et ayant une bonne rétention en air et en eau.


Mise en culture dans de la fibre de coco en pains emballés


Palissage : enroulement de la plante autour d’une ficelle qui sert de tuteur


Après quelques mois, abaissement de la plante pour permettre le travail à hauteur d’homme


Système de bobines permettant l’abaissement des cultures


Tomates grappe


Tomates cerises


Les mineuses : larves d’insectes creusant des galeries à l’intérieur des feuilles


Les aleurodes (« mouches blanches »), autre fléau en cultures sous serre


Salle de fertirrigation


Les éléments nutritifs sont directement incorporés à l’eau et distribués aux plantes.
Petit bac : correction du pH (pH 5,5 pour la tomate)
Bac A : ajout de nitrate de calcium
Bac B : ajout de phosphore et de soufre

Hortiplus : un système de culture qui demande un investissement, une technicité et un professionnalisme élevés.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais la culture hors-sol avec nourriture chimique et traitements phytosanitaires chimiques, ce n’est pas pour moi...
Je préfère la tomate plantée sur de la bonne vieille terre et cultivée le plus naturellement possible.

jeudi 1 novembre 2007

Visites d'exploitations agricoles - Kalani

Ces derniers jours ont été particulièrement intenses ! Pour cause : beaucoup de déplacements, des visites d’exploitations agricoles sur la presqu’île et sur Moorea. Puis, contrôle des connaissances et rapport documentaire le samedi matin ! Pas le temps de souffler !

C’est avec grand plaisir que je vous présente ici quelques exploitations agricoles de Polynésie ! Voici la première exploitation que nous avons visitée :

Chef d’exploitation : Kalani TEIXIERA
Cultures : pastèque, melon, papaye, patate douce...
Surface d’exploitation : 15 ha
Situation géographique : plateau de Taravao

Sur cette photo, Kalani nous montre la différence entre une fleur mâle (à gauche) et une fleur femelle (à droite) de papayer « solo »


Les fleurs mâles donneront cette forme allongée de papaye...

... et les fleurs femelles, une forme plus arrondie.



Des associations de cultures remarquables !


Association Papaye-Basilic : le basilic est un excellent compagnon du papayer. Il possède des propriétés fongiques et éloigne certains parasites du papayer, évitant ainsi l’utilisation de certains pesticides.

Association Pastèque-Aneth : l’aneth attire les pollinisateurs, ce qui favorise la pollinisation des fleurs de pastèque.

Une manière plus intelligente de cultiver que j’aime beaucoup !
Kalani, ancien enseignant reconverti, est connu pour ses démarches quelque peu avant-gardistes. Il est toujours en quête d’information, d’amélioration, de nouveauté... un bon exemple à suivre !

Un grand maururuu à Kalani pour sa gentillesse et son accueil au sein de son exploitation !